Télétravail : les pratiques et les tendances en 2024

14 February 2024

Le recours massif au télétravail dans le cadre de la crise sanitaire a installé des habitudes dans le quotidien des salarié·es, qui y voient l’occasion de mieux équilibrer vie personnelle et vie professionnelle, sans pour autant plébisciter le télétravail à 100 %. Le modèle hybride semble donc davantage concilier stratégies actuelles des entreprises et attentes des talents… qui semblent aussi de plus en plus séduits par d’autres formes de flexibilité.

Télétravail : quelle évolution depuis le début de la crise sanitaire ?


Trois ans après leur émergence, les conséquences de la crise sanitaire sont encore bien ancrées dans notre quotidien. En matière de vie professionnelle, le télétravail massivement déployé lors des confinements a bousculé les codes de l’entreprise. D’après les chiffres publiés par la Dares, les accords et avenants signés sur le télétravail dans les sociétés ont été multipliés par 10 entre 2017 et 2021, passant de 390 à 4070. En grande majorité, les salarié·es continuent aujourd’hui à plébisciter le télétravail. Parmi les principaux atouts identifiés dans le cadre de certaines enquêtes (1) :

  • Une meilleure maîtrise des temps de trajets domicile-travail (pour 91 % des salarié·es concerné·es) : de 1 heure à 1h 30 gagnée par jour pour la moitié d’entre eux ;
  • Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (82 %);
  • Une meilleure concentrationau travail (72 %) ;
  • Plus d’autonomie sur leur organisation(41 %) ;
  • La possibilité de changer de cadre de vie(38 %).

Les dirigeant·es en ont bien conscience : la possibilité de télétravailler représente en effet un fort levier d’attractivité, notamment pour les cadres. Selon l’Apec, 69% d’entre eux et elles sont satisfait·es des conditions de télétravail mises en place au sein de leurs entreprises.

> À lire aussi : Tensions sur le marché de l’emploi : quels leviers d’attraction et de fidélisation actionner ?

Lorsque le cadre du travail à distance est suffisamment adapté à l’activité de l’entreprise, le télétravail comporte d’autres avantages non négligeables pour les employeurs et les employeuses :

  • Il permet parfois de réaliser des économies en matière d’immobilier de bureau ;
  • Il peut apporter plus de souplesse et de flexibilité dans l’organisation du travail ;
  • Il permet de recruter des talents au-delà de son bassin d’emploi, une opportunité notamment dans le cas de recherche de métiers pénuriques.

Pour autant, malgré ces différents avantages, la pratique du télétravail semble aujourd’hui, sinon reculer, du moins se stabiliser autour d’une répartition hybride mesurée du temps de travail entre présentiel et distanciel. Un arbitrage potentiellement partagé par les entreprises et les salarié·es.

> À lire aussi : Quelle organisation du temps de travail pour attirer et fidéliser ?


Un salarié en télétravail hybride, qui coche sur un calendrier ses jours de travail présentiels au bureau.

Un télétravail à 100 % loin de faire l’unanimité, notamment au profit d’autres formes de flexibilité


Lorsqu’on les interroge sur la répartition « idéale » de leur temps de travail entre mode présentiel et mode distanciel, les salarié·es déclarent en effet préférer travailler 3 jours en moyenne dans les locaux de leur employeur (2) : 51 % 3 jours et plus, et 43 % moins de 3 jours.

Une tendance apparemment partagée par les entreprises, dont les dirigeant·es œuvrent aujourd’hui à 87 % à réduire le 100 % télétravail au profit d’une organisation hybride (3).

Ce compromis ne tend toutefois pas vers le retour au plein travail présentiel : celui-ci n’est pas souhaité par la moitié des salarié·es concerné·es, qui envisageraient alors de quitter leur entreprise si cette modalité leur était imposée (2). À moins qu’elle soit largement compensée par une augmentation de salaire (47 %), la prise en charge intégrale de leurs frais de transport (37 %) ou de leurs frais de déjeuner (25 %)…

Autre type de compensation qui pourrait jouer en faveur de l’acceptation du retour au travail 100 % présentiel : la concentration du temps de travail sur 4 jours. Quoiqu’encore à ses balbutiements, et en cours d’expérimentation par certaines entreprises seulement, ellene serait pas complètement étrangère aux tendances actuelles de recul du télétravail : selon un sondage d’envergure conduit au Royaume-Uni auprès de plus de 10 000 salarié·es (4), 62 % déclarent en effet préférer renoncer au télétravail hybride sur 5 jours, au profit d’un travail 100 % présentiel concentré sur 4. Affaire à suivre !



CDI, CDD, intérim ou encore alternance… Nous vous accompagnons à toutes les étapes de votre projet de recrutement, de la définition de votre profil de poste à l’intégration de votre nouveau talent, en passant par son sourcing et sa sélection. Tous les détails sur votre espace entreprise Adecco !



(1) Observatoire du télétravail, 12/2023 (enquête conduite auprès de 5400 salarié·es français·es).

(2) Opinion Way pour Slack France, 12/2023 (enquête conduite auprès de 1056 salarié·es français·es).

(3) Sondage JLL, 08 /2023 (conduite auprès de 208 décideurs dans différents pays).

(4) Sondage Hays UK, 02/2023 (conduit auprès de 11 000 salarié·es britanniques).

Une salarié·e en télétravail, qui écrit assise à son bureau avec son chat sur les genoux.

Le recours massif au télétravail dans le cadre de la crise sanitaire a installé des habitudes dans le quotidien des salarié·es, qui y voient l’occasion de mieux équilibrer vie personnelle et vie professionnelle, sans pour autant plébisciter le télétravail à 100 %. Le modèle hybride semble donc davantage concilier stratégies actuelles des entreprises et attentes des talents… qui semblent aussi de plus en plus séduits par d’autres formes de flexibilité.

Télétravail : quelle évolution depuis le début de la crise sanitaire ?


Trois ans après leur émergence, les conséquences de la crise sanitaire sont encore bien ancrées dans notre quotidien. En matière de vie professionnelle, le télétravail massivement déployé lors des confinements a bousculé les codes de l’entreprise. D’après les chiffres publiés par la Dares, les accords et avenants signés sur le télétravail dans les sociétés ont été multipliés par 10 entre 2017 et 2021, passant de 390 à 4070. En grande majorité, les salarié·es continuent aujourd’hui à plébisciter le télétravail. Parmi les principaux atouts identifiés dans le cadre de certaines enquêtes (1) :

  • Une meilleure maîtrise des temps de trajets domicile-travail (pour 91 % des salarié·es concerné·es) : de 1 heure à 1h 30 gagnée par jour pour la moitié d’entre eux ;
  • Un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (82 %);
  • Une meilleure concentrationau travail (72 %) ;
  • Plus d’autonomie sur leur organisation(41 %) ;
  • La possibilité de changer de cadre de vie(38 %).

Les dirigeant·es en ont bien conscience : la possibilité de télétravailler représente en effet un fort levier d’attractivité, notamment pour les cadres. Selon l’Apec, 69% d’entre eux et elles sont satisfait·es des conditions de télétravail mises en place au sein de leurs entreprises.

> À lire aussi : Tensions sur le marché de l’emploi : quels leviers d’attraction et de fidélisation actionner ?

Lorsque le cadre du travail à distance est suffisamment adapté à l’activité de l’entreprise, le télétravail comporte d’autres avantages non négligeables pour les employeurs et les employeuses :

  • Il permet parfois de réaliser des économies en matière d’immobilier de bureau ;
  • Il peut apporter plus de souplesse et de flexibilité dans l’organisation du travail ;
  • Il permet de recruter des talents au-delà de son bassin d’emploi, une opportunité notamment dans le cas de recherche de métiers pénuriques.

Pour autant, malgré ces différents avantages, la pratique du télétravail semble aujourd’hui, sinon reculer, du moins se stabiliser autour d’une répartition hybride mesurée du temps de travail entre présentiel et distanciel. Un arbitrage potentiellement partagé par les entreprises et les salarié·es.

> À lire aussi : Quelle organisation du temps de travail pour attirer et fidéliser ?


Un salarié en télétravail hybride, qui coche sur un calendrier ses jours de travail présentiels au bureau.

Un télétravail à 100 % loin de faire l’unanimité, notamment au profit d’autres formes de flexibilité


Lorsqu’on les interroge sur la répartition « idéale » de leur temps de travail entre mode présentiel et mode distanciel, les salarié·es déclarent en effet préférer travailler 3 jours en moyenne dans les locaux de leur employeur (2) : 51 % 3 jours et plus, et 43 % moins de 3 jours.

Une tendance apparemment partagée par les entreprises, dont les dirigeant·es œuvrent aujourd’hui à 87 % à réduire le 100 % télétravail au profit d’une organisation hybride (3).

Ce compromis ne tend toutefois pas vers le retour au plein travail présentiel : celui-ci n’est pas souhaité par la moitié des salarié·es concerné·es, qui envisageraient alors de quitter leur entreprise si cette modalité leur était imposée (2). À moins qu’elle soit largement compensée par une augmentation de salaire (47 %), la prise en charge intégrale de leurs frais de transport (37 %) ou de leurs frais de déjeuner (25 %)…

Autre type de compensation qui pourrait jouer en faveur de l’acceptation du retour au travail 100 % présentiel : la concentration du temps de travail sur 4 jours. Quoiqu’encore à ses balbutiements, et en cours d’expérimentation par certaines entreprises seulement, ellene serait pas complètement étrangère aux tendances actuelles de recul du télétravail : selon un sondage d’envergure conduit au Royaume-Uni auprès de plus de 10 000 salarié·es (4), 62 % déclarent en effet préférer renoncer au télétravail hybride sur 5 jours, au profit d’un travail 100 % présentiel concentré sur 4. Affaire à suivre !



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(1) Observatoire du télétravail, 12/2023 (enquête conduite auprès de 5400 salarié·es français·es).

(2) Opinion Way pour Slack France, 12/2023 (enquête conduite auprès de 1056 salarié·es français·es).

(3) Sondage JLL, 08 /2023 (conduite auprès de 208 décideurs dans différents pays).

(4) Sondage Hays UK, 02/2023 (conduit auprès de 11 000 salarié·es britanniques).