Pratiques RH des TPE : quelles tendances se dessinent pour 2025 ?
14 October 2024
Le dernier baromètre de conjoncture des très petites entreprises, réalisé au début de l’été par l’institut Ifop (1), nous livre des informations précieuses quant aux tendances qui devraient marquer l’année 2025 ! Intentions d’embauche, semaine de 4 jours ou encore télétravail : on décrypte pour vous les principales informations de cette enquête, menée auprès d’un millier de dirigeant·es.
Des intentions d’embauche variables selon les secteurs et les tailles des TPE
10 % des chef·fes de très petites entreprises déclarent avoir été concerné·es par un projet d’embauche au cours du 1 er semestre 2024: un chiffre en baisse de 3 points par rapport à l’année précédente, mais qui reste stable par rapport aux résultats du printemps 2024. Ce résultat révèle toutefois d’ importantes disparités selon les secteurs, dont certains révèlent des besoins d’embauche plus conséquents que d’autres :
- l’hôtellerie-restauration (21 % des TPE du secteur étant en quête de main-d’oeuvre) ;
- le BTP (12 %) ;
- les services aux particuliers (11 %).
On observe de plus une importante corrélation entre cet indicateur et la taille des entreprises interrogées. Ainsi, si seulement 8 % des TPE comptant moins de 10 salarié·es ont eu un projet d’embauche entre janvier et juillet 2024, cette proportion s’élève à 41 % parmi les TPE de 10 à 19 salarié·es.
Le télétravail, en vigueur dans un quart des TPE interrogées
Un peu plus d’un quart des TPE françaises (26 %) autorisent le télétravailde leurs salarié·es :
- 18 % des très petites entreprises le permettent un à deux jours maximum par semaine ;
- 8 % d’entre elles l’admettent jusqu’à trois jours ou plus.
Le télétravail reste donc une tendance plutôt minoritaire au sein des TPE, qui sont 74 % à ne pas l’accepter. Ce choix est toutefois souvent contraint : 69 % des TPE ont une activité qui ne le permet pas, et seules 5 % disent l’interdire par choix.
Là encore, ces chiffres moyens cachent des écarts importants d’un secteur à l’autre : sans surprise, c’est dans l’hôtellerie que le télétravail est le moins pratiqué (seulement 4 % des TPE du secteur), alors que 58 % des TPE du secteur des services aux entreprises y ont recours.
> À lire aussi : Télétravail : quelle évolution depuis le début de la crise sanitaire ?
La semaine de quatre jours, encore loin d’être la norme
A l’instar du télétravail, une grande majorité des dirigeant·es de TPE affichent une certaine réticence à mettre en place la semaine de quatre jours. Plus précisément, 72 % de celles et ceux ayant répondu à l’enquête déclarent ne pas y être favorables.
Parmi les principales appréhensions évoquées, on retrouve notamment :
- une moins bonne coordination « externe » dès lors que la clientèle de l’entreprise n’adopte pas le même rythme (un argument cité par 41 % des interrogé·es) ;
- la difficulté à couvrir les heures de service (37 %) ;
- la baisse de la production (31 %) ;
- la hausse du stress des salarié·es devant réaliser le même travail en moins de temps (15 %) ;
- une moins bonne coordination « interne » quand les salarié·es n’ont pas tous le même jour non travaillé (14 %).
À l’inverse, 28 % des dirigeant·es de TPE adhèrent déjà, ou pourraient adhérer, à la semaine de 4 jours, dont ils estiment :
- à 60 % qu’elle est favorable à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;
- à 46 % qu’elle améliore le bien-être au travail et réduit le stress.
Les chef·fes d’entreprise sont aussi 32 % à penser qu’il s’agit d’un levier d’attraction de nouveaux talents, comme de rétention des salarié·es déjà en poste. 25 % évoquent, de plus, son impact environnemental positif, du fait de la réduction du nombre de déplacements domicile-travail que la semaine de 4 jours entraîne.
> À lire aussi : La semaine de 4 jours : quelles perspectives en 2024 ?
Votre entreprise envisage de recruter dans les prochaines semaines ou les prochains mois ? Profitez de l’accompagnement et de l’expertise de votre agence Adecco qui vous aidera à mener à bien votre campagne en ciblant les meilleurs profils !
(1) Ifop, Le baromètre de conjoncture des TPE – Vague 76 : enquête menée auprès d’un échantillon de 1 005 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés.

Le dernier baromètre de conjoncture des très petites entreprises, réalisé au début de l’été par l’institut Ifop (1), nous livre des informations précieuses quant aux tendances qui devraient marquer l’année 2025 ! Intentions d’embauche, semaine de 4 jours ou encore télétravail : on décrypte pour vous les principales informations de cette enquête, menée auprès d’un millier de dirigeant·es.
Des intentions d’embauche variables selon les secteurs et les tailles des TPE
10 % des chef·fes de très petites entreprises déclarent avoir été concerné·es par un projet d’embauche au cours du 1 er semestre 2024: un chiffre en baisse de 3 points par rapport à l’année précédente, mais qui reste stable par rapport aux résultats du printemps 2024. Ce résultat révèle toutefois d’ importantes disparités selon les secteurs, dont certains révèlent des besoins d’embauche plus conséquents que d’autres :
- l’hôtellerie-restauration (21 % des TPE du secteur étant en quête de main-d’oeuvre) ;
- le BTP (12 %) ;
- les services aux particuliers (11 %).
On observe de plus une importante corrélation entre cet indicateur et la taille des entreprises interrogées. Ainsi, si seulement 8 % des TPE comptant moins de 10 salarié·es ont eu un projet d’embauche entre janvier et juillet 2024, cette proportion s’élève à 41 % parmi les TPE de 10 à 19 salarié·es.
Le télétravail, en vigueur dans un quart des TPE interrogées
Un peu plus d’un quart des TPE françaises (26 %) autorisent le télétravailde leurs salarié·es :
- 18 % des très petites entreprises le permettent un à deux jours maximum par semaine ;
- 8 % d’entre elles l’admettent jusqu’à trois jours ou plus.
Le télétravail reste donc une tendance plutôt minoritaire au sein des TPE, qui sont 74 % à ne pas l’accepter. Ce choix est toutefois souvent contraint : 69 % des TPE ont une activité qui ne le permet pas, et seules 5 % disent l’interdire par choix.
Là encore, ces chiffres moyens cachent des écarts importants d’un secteur à l’autre : sans surprise, c’est dans l’hôtellerie que le télétravail est le moins pratiqué (seulement 4 % des TPE du secteur), alors que 58 % des TPE du secteur des services aux entreprises y ont recours.
> À lire aussi : Télétravail : quelle évolution depuis le début de la crise sanitaire ?
La semaine de quatre jours, encore loin d’être la norme
A l’instar du télétravail, une grande majorité des dirigeant·es de TPE affichent une certaine réticence à mettre en place la semaine de quatre jours. Plus précisément, 72 % de celles et ceux ayant répondu à l’enquête déclarent ne pas y être favorables.
Parmi les principales appréhensions évoquées, on retrouve notamment :
- une moins bonne coordination « externe » dès lors que la clientèle de l’entreprise n’adopte pas le même rythme (un argument cité par 41 % des interrogé·es) ;
- la difficulté à couvrir les heures de service (37 %) ;
- la baisse de la production (31 %) ;
- la hausse du stress des salarié·es devant réaliser le même travail en moins de temps (15 %) ;
- une moins bonne coordination « interne » quand les salarié·es n’ont pas tous le même jour non travaillé (14 %).
À l’inverse, 28 % des dirigeant·es de TPE adhèrent déjà, ou pourraient adhérer, à la semaine de 4 jours, dont ils estiment :
- à 60 % qu’elle est favorable à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;
- à 46 % qu’elle améliore le bien-être au travail et réduit le stress.
Les chef·fes d’entreprise sont aussi 32 % à penser qu’il s’agit d’un levier d’attraction de nouveaux talents, comme de rétention des salarié·es déjà en poste. 25 % évoquent, de plus, son impact environnemental positif, du fait de la réduction du nombre de déplacements domicile-travail que la semaine de 4 jours entraîne.
> À lire aussi : La semaine de 4 jours : quelles perspectives en 2024 ?
Votre entreprise envisage de recruter dans les prochaines semaines ou les prochains mois ? Profitez de l’accompagnement et de l’expertise de votre agence Adecco qui vous aidera à mener à bien votre campagne en ciblant les meilleurs profils !
(1) Ifop, Le baromètre de conjoncture des TPE – Vague 76 : enquête menée auprès d’un échantillon de 1 005 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés.