Embauche en alternance : qu’en pensent les entreprises et les candidat·es ?

25 April 2023

Vous n’avez pas encore eu le temps de découvrir les résultats de la seconde édition du Baromètre de l’alternance portée par la Fondation Adecco Group, le cabinet Quintet et de l’association Walt ? Conduite par l’Institut BVA auprès de 598 professionnel·les (dirigeant·es et/ou RH) et de 523 (ex-)alternant·es, cette enquête se penche de nouveau sur leur expérience et leur vécu en matière de recrutement en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. La synthèse dans cet article !

Recours à l’alternance : les entreprises majoritairement enthousiastes


Et plutôt deux fois qu’une ! Car selon le baromètre, ce sont en effet 88 % des entreprises qui se disent « satisfaites » ou « très satisfaites » de leur expérience d’embauche en alternance, tous secteurs d’activité confondus.

Initialement, leur recours au contrat d’apprentissage ou de professionnalisation a été principalement motivé par :

  • Le besoin de renforcer leurs équipes (49 %) ;
  • Le projet de former de futur·es collaborateurs et collaboratrices (43 %) ;
  • Le souhait de minorer leur masse salariale et de bénéficier des aides de l’État (37 %) ;
  • La volonté d’intégrer de nouvelles compétences (17 %).

Des objectifs que les employeurs et employeuses estiment donc généralement atteints. Selon eux, leur embauche en alternance leur a surtout permis de :

  • Renforcer leur main-d’œuvre (49 %) ;
  • Rajeunir leur équipe (38 %) ;
  • Mais aussi étoffer leur vivier de candidat·es en vue de prochains recrutements (37 %).

> À lire aussi : Recruter en alternance : une stratégie RH porteuse de sens



Du côté des alternant·es : une expérience professionnelle globalement enrichissante, malgré les difficultés rencontrées


87 % s’estiment en effet satisfait·es ou très satisfait·es de l’alternance ! Si cet indicateur est légèrement tiré à la hausse par les alternant·es de niveau Bac+5 (93%), et décroit donc quelque peu avec le niveau d’études, il reste toutefois très encourageant tous niveaux confondus.

Parmi les principaux motifs de satisfaction :

  • la valeur professionnalisante de leur cursus (88 % des alternant·es interrogé·es) ;
  • la valeur formatrice de leur cursus (27 % des alternant·es satisfait·es) ;
  • la combinaison des cours et du travail, offrant aussi une rémunération (19 % des alternant·es satisfait·es) ;
  • la découverte d’un univers professionnel et/ou d’un métier (17 % des alternant·es satisfait·es).

Mais parallèlement, les alternant·es identifient aussi un certain nombre de difficultés ayant entaché leur expérience. Notamment en matière :

> de conciliation emploi-études : 63 % estiment que le rythme imposé par leur formation est intense et 62 % n’arrivent pas toujours à l’accorder avec leur charge de travail en entreprise. Un ressenti notamment des alternant·es du BTP ou l’agriculture (et moins prégnant pour ceux de l’hôtellerie-restauration ou du commerce) ;

> d’intégration dans l’entreprise : 94 % déclarent ne pas avoir bénéficié de parcours d’intégration particulier, une situation source de stress voire de désillusion pour 23 % des alternant·es déçu·es par leur expérience.

> de suivi dans leur entreprise : 22 % estiment ne pas avoir eu de tuteur, alors même qu’il s’agit d’un des piliers des dispositifs de l’alternance.



3 pistes pour améliorer encore davantage l’expérience de l’alternance


1. Un recrutement plus ciblé : très nombreuses sont encore les entreprises à recruter sur CV, alors même que cette méthode trouve logiquement ses limites lors du recrutement de jeunes talents sans expérience professionnelle et dont les compétences ne sont pas encore avérées. Cette pratique est dès lors à la source d’un certain nombre de ruptures prématurées de contrats, conclus sans évaluation suffisante du ou de la candidat·e sélectionné·e, par exemple au moyen de tests, d’entretiens approfondis, d’essais, d’assessment center etc. Des moyens de recrutement qui permettent d’aller au-delà du seul CV, mieux connaître les soft skills des candidat·es, et réduire ainsi le nombre d’interruptions de contrats.

> Aller plus loin :

Comment optimiser l’embauche d’un·e nouvel·le apprenti·e (1/2)

Comment optimiser l’embauche d’un·e nouvel·le apprenti·e (2/2)

2. Une intégration mieux pensée : les alternant·es sont une écrasante majorité à estimer ne bénéficier d’aucun parcours d’intégration spécifique, alors même qu’il s’agit d’un processus dont chacun sait l’importance en matière de motivation et de fidélisation salariale. Et ce d’autant plus lorsque les salarié·es en question sont de jeunes recrues n’ayant pas encore vécu de réelle immersion professionnelle et ne disposant pas de repères en la matière.

> Aller plus loin : Recruter en TPE/PME (ép. 5) : comment bien intégrer votre nouveau collaborateur ?

3. Un tutorat renforcé : accompagner l’alternant·e dans son quotidien professionnel, développer ses compétences, lui transmettre la passion d’un métier, lui apprendre à travailler avec les autres… Telles sont les multiples facettes de la mission essentielle des tuteurs. Les aider à l’accomplir, par exemple en s’appuyant sur une formation adaptée à leur fonction de tutorat, constitue donc un levier incontournable au service du succès de vos embauches en alternance !

> Aller plus loin : Le tutorat, un gage d’intégration et de fidélisation des salariés en alternance


Et si nous créions ensemble les compétences dont vous avez besoin ? Sourcing de vos candidat·es, évaluation, formation (via la création de votre propre CFA si vous le souhaitez)… Chaque jour, nous accompagnons et faisons grandir les compétences de vos apprenants, pour leur permettre de devenir des collaborateurs et collaboratrices d’exception.

Un tuteur montrant à une apprentie comment fonctionne une machine industrielle.

Vous n’avez pas encore eu le temps de découvrir les résultats de la seconde édition du Baromètre de l’alternance portée par la Fondation Adecco Group, le cabinet Quintet et de l’association Walt ? Conduite par l’Institut BVA auprès de 598 professionnel·les (dirigeant·es et/ou RH) et de 523 (ex-)alternant·es, cette enquête se penche de nouveau sur leur expérience et leur vécu en matière de recrutement en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation. La synthèse dans cet article !

Recours à l’alternance : les entreprises majoritairement enthousiastes


Et plutôt deux fois qu’une ! Car selon le baromètre, ce sont en effet 88 % des entreprises qui se disent « satisfaites » ou « très satisfaites » de leur expérience d’embauche en alternance, tous secteurs d’activité confondus.

Initialement, leur recours au contrat d’apprentissage ou de professionnalisation a été principalement motivé par :

  • Le besoin de renforcer leurs équipes (49 %) ;
  • Le projet de former de futur·es collaborateurs et collaboratrices (43 %) ;
  • Le souhait de minorer leur masse salariale et de bénéficier des aides de l’État (37 %) ;
  • La volonté d’intégrer de nouvelles compétences (17 %).

Des objectifs que les employeurs et employeuses estiment donc généralement atteints. Selon eux, leur embauche en alternance leur a surtout permis de :

  • Renforcer leur main-d’œuvre (49 %) ;
  • Rajeunir leur équipe (38 %) ;
  • Mais aussi étoffer leur vivier de candidat·es en vue de prochains recrutements (37 %).

> À lire aussi : Recruter en alternance : une stratégie RH porteuse de sens



Du côté des alternant·es : une expérience professionnelle globalement enrichissante, malgré les difficultés rencontrées


87 % s’estiment en effet satisfait·es ou très satisfait·es de l’alternance ! Si cet indicateur est légèrement tiré à la hausse par les alternant·es de niveau Bac+5 (93%), et décroit donc quelque peu avec le niveau d’études, il reste toutefois très encourageant tous niveaux confondus.

Parmi les principaux motifs de satisfaction :

  • la valeur professionnalisante de leur cursus (88 % des alternant·es interrogé·es) ;
  • la valeur formatrice de leur cursus (27 % des alternant·es satisfait·es) ;
  • la combinaison des cours et du travail, offrant aussi une rémunération (19 % des alternant·es satisfait·es) ;
  • la découverte d’un univers professionnel et/ou d’un métier (17 % des alternant·es satisfait·es).

Mais parallèlement, les alternant·es identifient aussi un certain nombre de difficultés ayant entaché leur expérience. Notamment en matière :

> de conciliation emploi-études : 63 % estiment que le rythme imposé par leur formation est intense et 62 % n’arrivent pas toujours à l’accorder avec leur charge de travail en entreprise. Un ressenti notamment des alternant·es du BTP ou l’agriculture (et moins prégnant pour ceux de l’hôtellerie-restauration ou du commerce) ;

> d’intégration dans l’entreprise : 94 % déclarent ne pas avoir bénéficié de parcours d’intégration particulier, une situation source de stress voire de désillusion pour 23 % des alternant·es déçu·es par leur expérience.

> de suivi dans leur entreprise : 22 % estiment ne pas avoir eu de tuteur, alors même qu’il s’agit d’un des piliers des dispositifs de l’alternance.



3 pistes pour améliorer encore davantage l’expérience de l’alternance


1. Un recrutement plus ciblé : très nombreuses sont encore les entreprises à recruter sur CV, alors même que cette méthode trouve logiquement ses limites lors du recrutement de jeunes talents sans expérience professionnelle et dont les compétences ne sont pas encore avérées. Cette pratique est dès lors à la source d’un certain nombre de ruptures prématurées de contrats, conclus sans évaluation suffisante du ou de la candidat·e sélectionné·e, par exemple au moyen de tests, d’entretiens approfondis, d’essais, d’assessment center etc. Des moyens de recrutement qui permettent d’aller au-delà du seul CV, mieux connaître les soft skills des candidat·es, et réduire ainsi le nombre d’interruptions de contrats.

> Aller plus loin :

Comment optimiser l’embauche d’un·e nouvel·le apprenti·e (1/2)

Comment optimiser l’embauche d’un·e nouvel·le apprenti·e (2/2)

2. Une intégration mieux pensée : les alternant·es sont une écrasante majorité à estimer ne bénéficier d’aucun parcours d’intégration spécifique, alors même qu’il s’agit d’un processus dont chacun sait l’importance en matière de motivation et de fidélisation salariale. Et ce d’autant plus lorsque les salarié·es en question sont de jeunes recrues n’ayant pas encore vécu de réelle immersion professionnelle et ne disposant pas de repères en la matière.

> Aller plus loin : Recruter en TPE/PME (ép. 5) : comment bien intégrer votre nouveau collaborateur ?

3. Un tutorat renforcé : accompagner l’alternant·e dans son quotidien professionnel, développer ses compétences, lui transmettre la passion d’un métier, lui apprendre à travailler avec les autres… Telles sont les multiples facettes de la mission essentielle des tuteurs. Les aider à l’accomplir, par exemple en s’appuyant sur une formation adaptée à leur fonction de tutorat, constitue donc un levier incontournable au service du succès de vos embauches en alternance !

> Aller plus loin : Le tutorat, un gage d’intégration et de fidélisation des salariés en alternance


Et si nous créions ensemble les compétences dont vous avez besoin ? Sourcing de vos candidat·es, évaluation, formation (via la création de votre propre CFA si vous le souhaitez)… Chaque jour, nous accompagnons et faisons grandir les compétences de vos apprenants, pour leur permettre de devenir des collaborateurs et collaboratrices d’exception.