Alternance inclusive : recruter des apprenti·es en situation de handicap
4 September 2023
Ce n’est plus un secret pour aucun employeur : le recrutement en alternance, en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation, réserve de nombreux avantages aux entreprises. Elle leur permet notamment de former leurs collaborateurs en fonction de leurs besoins, avec des aides financières à la clé. Et si vous combiniez ces atouts à ceux de l’alternance inclusive, par exemple le recrutement d’alternants en situation de handicap ? Pourquoi ? Comment ? Les réponses dans cet article.
Alternance et handicap : les différentes aides financières accessibles pour recruter
Premier avantage de l’alternance inclusive, et non des moindres : pouvoir bénéficier de l’aide à l’embauche en alternance de droit commun, qui s’élève à 6000 € depuis le 1er janvier 2023 (uniquement pour la 1ère année du contrat d’alternance). Cette aide est valable quel que soit l’âge de l’alternant·e en cas d’apprentissage, et jusqu’à ses 29 ans révolus en cas de contrat de professionnalisation (une aide de 2000 € est aussi prévue pour les demandeurs et demandeuses d’emploi de 26 ans ou plus embauché·es en contrat de professionnalisation).
Embaucher en alternance une personne en situation de handicap, c’est aussi un véritable levier d’intégration professionnelle pour une catégorie d’actifs qui manque encore d’accès à la formation. Un bel enjeu RSE à saisir pour toute entreprise !
À cette aide s’ajoutent ensuite celles de l’Agefiph, dédiées aux recrutements de personnes en situation de handicap (et calculées au prorata de la durée du contrat signé) :
- jusqu’à 4000 € en cas d’embauche en contrat d’apprentissage pour au moins 6 mois, et un temps de travail d’au moins 24 h par semaine) ;
- jusqu’à 5000 € en cas d’embauche en contrat de professionnalisation, aux mêmes conditions de durée de contrat et de temps de travail que pour l’apprentissage).
Enfin, sachez que vous pouvez aussi bénéficier d’aides pour financer :
- l’adaptation du poste de travail de votre recrue en alternance (mobilier, logiciels, accessibilité, tutorat, auxiliariat etc.) ;
- les actions pour faciliter son intégration (formation du tuteur, aménagements etc.) ;
- les surcoûts permanents supportés par votre entreprise si votre alternant·e est en situation reconnue de handicap lourd (RLH);
> Aller plus loin : Mon entreprise bénéficie-t-elle d’aides à l’emploi de travailleurs handicapés ?
Vous pouvez aussi bénéficier de l’accompagnement du référent handicap de chaque Centre de Formation des Apprentis (CFA), voire d’une prise en charge par les opérateurs de compétences (OPCO) de vos éventuels besoins de compensation qui ne seraient pas pris en charge via les dispositifs classiques de l’Agefiph (aménagement du poste accompagnement, matériel, tutorat…).
Recruter un·e alternant·e en situation de handicap : un pari RH gagnant
Ces dispositifs publics constituent de véritables opportunités pour étendre votre vivier de candidat·es potentiel·les et ainsi répondre à vos difficultés à recruter du personnel, notamment pour pourvoir vos métiers en tension.
Intégrer des salarié·es en situation de handicap au sein de votre entreprise offre évidemment bien d’autres avantages :
- c’est un vrai levier pour vous entourer de collaborateurs et collaboratrices engagé·es, dont le parcours de vie les a très souvent incité·es à développer des compétences personnelles très riches, et a nourri une intense motivation. Autant dire qu’il s’agit donc de talents déjà préparés à relever des défis ! ;
- c’est un signe fort de responsabilité sociale envoyé à l’ensemble de vos salarié·es, qui témoigne de votre engagement actif pour l’inclusion ;
- c’est un levier pour inciter encore davantage vos équipes à l’entraide, la cohésion, l’ouverture à l’autre ;
- c’est aussi un moyen de travailler et améliorer les pratiques managériales, qui doivent dès lors s’adapter à la gestion des différences personnelles : celles des salarié·es en situation de handicap, mais aussi, par extension, celles des autres salariés.
> À voir aussi : un quiz de 3 minutes pour vous tester sur la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés
Comment optimiser le sourcing d’alternant·es en situation de handicap ?
Pour favoriser celui-ci, le ministère de l’Emploi organise depuis 2018 l’évènement annuel national DuoDay, en partenariat avec plusieurs institutions, dont l’Agefiph et Pôle Emploi. Objectif : faire tomber les préjugés et conjuguer demande et besoin d’emploi , grâce à la constitution de duos “entreprise-candidat·e en situation de handicap” durant toute une journée. Lors de son édition 2022, DuoDay a permis de concrétiser 20 000 duos sur l’ensemble du territoire : c’est dire l’intérêt porté par les entreprises à cette initiative !
N’hésitez pas à consulter les programmes des DuoDay, en attendant de participer à la prochaine édition annuelle !
> À lire aussi : Handicap : des initiatives RH pour briser les tabous et sensibiliser vos équipes
Autre solution, vous tourner dès à présent vers les professionnels du recrutement engagés pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. C’est le cas de Cap Emploi, mais aussi d’Adecco qui oeuvre depuis 35 ans à faciliter la rencontre entre talents en situation de handicap et employeurs, qu’ils soient à la recherche de candidats en alternance, en intérim, en CDD ou en CDI !
> À lire aussi : Intérim et handicap : un pari ? Non, une réalité !
Grâce à l’expertise d’Adecco, vous pouvez vous appuyer sur un accompagnement attentif, du sourcing à l’intégration de vos nouveaux collaborateurs, en passant par leur évaluation et leur présélection. Un engagement d’autant plus fort mis au service de vos projets de recrutement inclusif, soutenus par notre pôle dédié Handicap & Compétences.

Ce n’est plus un secret pour aucun employeur : le recrutement en alternance, en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation, réserve de nombreux avantages aux entreprises. Elle leur permet notamment de former leurs collaborateurs en fonction de leurs besoins, avec des aides financières à la clé. Et si vous combiniez ces atouts à ceux de l’alternance inclusive, par exemple le recrutement d’alternants en situation de handicap ? Pourquoi ? Comment ? Les réponses dans cet article.
Alternance et handicap : les différentes aides financières accessibles pour recruter
Premier avantage de l’alternance inclusive, et non des moindres : pouvoir bénéficier de l’aide à l’embauche en alternance de droit commun, qui s’élève à 6000 € depuis le 1er janvier 2023 (uniquement pour la 1ère année du contrat d’alternance). Cette aide est valable quel que soit l’âge de l’alternant·e en cas d’apprentissage, et jusqu’à ses 29 ans révolus en cas de contrat de professionnalisation (une aide de 2000 € est aussi prévue pour les demandeurs et demandeuses d’emploi de 26 ans ou plus embauché·es en contrat de professionnalisation).
Embaucher en alternance une personne en situation de handicap, c’est aussi un véritable levier d’intégration professionnelle pour une catégorie d’actifs qui manque encore d’accès à la formation. Un bel enjeu RSE à saisir pour toute entreprise !
À cette aide s’ajoutent ensuite celles de l’Agefiph, dédiées aux recrutements de personnes en situation de handicap (et calculées au prorata de la durée du contrat signé) :
- jusqu’à 4000 € en cas d’embauche en contrat d’apprentissage pour au moins 6 mois, et un temps de travail d’au moins 24 h par semaine) ;
- jusqu’à 5000 € en cas d’embauche en contrat de professionnalisation, aux mêmes conditions de durée de contrat et de temps de travail que pour l’apprentissage).
Enfin, sachez que vous pouvez aussi bénéficier d’aides pour financer :
- l’adaptation du poste de travail de votre recrue en alternance (mobilier, logiciels, accessibilité, tutorat, auxiliariat etc.) ;
- les actions pour faciliter son intégration (formation du tuteur, aménagements etc.) ;
- les surcoûts permanents supportés par votre entreprise si votre alternant·e est en situation reconnue de handicap lourd (RLH);
> Aller plus loin : Mon entreprise bénéficie-t-elle d’aides à l’emploi de travailleurs handicapés ?
Vous pouvez aussi bénéficier de l’accompagnement du référent handicap de chaque Centre de Formation des Apprentis (CFA), voire d’une prise en charge par les opérateurs de compétences (OPCO) de vos éventuels besoins de compensation qui ne seraient pas pris en charge via les dispositifs classiques de l’Agefiph (aménagement du poste accompagnement, matériel, tutorat…).
Recruter un·e alternant·e en situation de handicap : un pari RH gagnant
Ces dispositifs publics constituent de véritables opportunités pour étendre votre vivier de candidat·es potentiel·les et ainsi répondre à vos difficultés à recruter du personnel, notamment pour pourvoir vos métiers en tension.
Intégrer des salarié·es en situation de handicap au sein de votre entreprise offre évidemment bien d’autres avantages :
- c’est un vrai levier pour vous entourer de collaborateurs et collaboratrices engagé·es, dont le parcours de vie les a très souvent incité·es à développer des compétences personnelles très riches, et a nourri une intense motivation. Autant dire qu’il s’agit donc de talents déjà préparés à relever des défis ! ;
- c’est un signe fort de responsabilité sociale envoyé à l’ensemble de vos salarié·es, qui témoigne de votre engagement actif pour l’inclusion ;
- c’est un levier pour inciter encore davantage vos équipes à l’entraide, la cohésion, l’ouverture à l’autre ;
- c’est aussi un moyen de travailler et améliorer les pratiques managériales, qui doivent dès lors s’adapter à la gestion des différences personnelles : celles des salarié·es en situation de handicap, mais aussi, par extension, celles des autres salariés.
> À voir aussi : un quiz de 3 minutes pour vous tester sur la déclaration obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés
Comment optimiser le sourcing d’alternant·es en situation de handicap ?
Pour favoriser celui-ci, le ministère de l’Emploi organise depuis 2018 l’évènement annuel national DuoDay, en partenariat avec plusieurs institutions, dont l’Agefiph et Pôle Emploi. Objectif : faire tomber les préjugés et conjuguer demande et besoin d’emploi , grâce à la constitution de duos “entreprise-candidat·e en situation de handicap” durant toute une journée. Lors de son édition 2022, DuoDay a permis de concrétiser 20 000 duos sur l’ensemble du territoire : c’est dire l’intérêt porté par les entreprises à cette initiative !
N’hésitez pas à consulter les programmes des DuoDay, en attendant de participer à la prochaine édition annuelle !
> À lire aussi : Handicap : des initiatives RH pour briser les tabous et sensibiliser vos équipes
Autre solution, vous tourner dès à présent vers les professionnels du recrutement engagés pour l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. C’est le cas de Cap Emploi, mais aussi d’Adecco qui oeuvre depuis 35 ans à faciliter la rencontre entre talents en situation de handicap et employeurs, qu’ils soient à la recherche de candidats en alternance, en intérim, en CDD ou en CDI !
> À lire aussi : Intérim et handicap : un pari ? Non, une réalité !
Grâce à l’expertise d’Adecco, vous pouvez vous appuyer sur un accompagnement attentif, du sourcing à l’intégration de vos nouveaux collaborateurs, en passant par leur évaluation et leur présélection. Un engagement d’autant plus fort mis au service de vos projets de recrutement inclusif, soutenus par notre pôle dédié Handicap & Compétences.