Créer son entreprise tout en restant salarié·e ou intérimaire : c’est possible !

Vous aimeriez créer votre propre entreprise, tout en conservant la sécurité d’un emploi ? Bonne nouvelle : c’est possible et parfaitement légal, à condition de respecter quelques règles. Règlementation, exemples pratiques et conseils, voici quelques clés pour démarrer votre activité indépendante et jongler entre ces deux mondes du travail.

Carrière

14 January 2025

Vous aimeriez créer votre propre entreprise, tout en conservant la sécurité d'un emploi ? Bonne nouvelle : c'est possible et parfaitement légal, à condition de respecter quelques règles. Règlementation, exemples pratiques et conseils, voici quelques clés pour démarrer votre activité indépendante et jongler entre ces deux mondes du travail.

Cumuler travail indépendant et emploi salarié ou intérimaire : que dit la loi ?

Contrairement au cumul de plusieurs activités salariées, limité à 48h par semaine et 10h par jour, il n'existe pas de limite horaire pour exercer une activité indépendante en parallèle d'un CDI, d'un CDD ou d'un emploi en intérim, qu'ils soient à temps partiel ou à temps complet : vous êtes libre de consacrer autant d'heures que vous le souhaitez à cette seconde activité. Et vous n'avez même pas à en informer votre employeur.

Cependant, votre activité ne peut pas être directement concurrente de celle des entreprises qui vous embauchent, eu égard au devoir de loyauté et de fidélité de tout·e salarié·e (article 1134 du Code du travail). Veillez aussi à vérifier votre contrat. Celui-ci peut prévoir :

  • une clause d'exclusivité : elle s'applique pendant la durée du contrat et ne peut concerner qu'une activité précisément définie (elle doit par ailleurs être indispensable à la protection des intérêts de l'entreprise, proportionnée au but recherché, et justifiée par la nature des tâches accomplies) ;
  • une clause de non-concurrence : celle-ci s'applique après la rupture du contrat, et doit là encore définir précisément l'activité concernée. De plus, cette clause doit être limitée à une zone géographique et à une durée.

Exemple : vous travaillez dans un restaurant et vous souhaitez lancer une activité de traiteur en parallèle ? Veillez à ce que votre activité ne soit pas directement concurrente (types de spécialités cuisinées, clientèle, zone de chalandise, etc.), et vérifiez les clauses d'exclusivité de votre contrat. En revanche, créer une activité secondaire de fabrication de bijoux artisanaux ne devrait théoriquement pas poser de problème.

Les pieds d'une personne face à plusieurs flèches, symboles de différents projets : salariat, intérim, création d'entreprise, etc.

Conseils pour créer son entreprise quand on travaille déjà

Cas n°1 : vous voulez remplacer votre emploi actuel

Si vous souhaitez, à terme, quitter votre emploi salarié pour vous lancer dans une activité indépendante, il est essentiel de bien préparer votre projet :

  • étudiez le marché pour comprendre la demande et les opportunités ;
  • analysez la concurrence pour trouver votre positionnement ;
  • anticipez les investissements nécessaires, comme les formations, le matériel, les certifications…

Pour consolider votre projet, pourquoi ne pas profiter d'un conseil en évolution professionnelle et/ou d'un bilan de compétences ?

Cas n°2 : vous souhaitez exercer ces deux activités en parallèle, pour profiter d'un complément de revenus

Si votre objectif est de compléter vos revenus, sans abandonner votre statut de salarié·e ou d'intérimaire, choisissez alors une activité facile à intégrer à votre emploi du temps (en utilisant par exemple vos périodes d'intermission).

Zoom sur les statuts d'activité indépendante

Parmi les plus simples pour lancer son entreprise :

  • La micro-entreprise (ou auto-entreprise) : idéale pour une activité complémentaire avec des formalités de création très simples, et peu de coûts fixes.
  • L'EURL ou SASU : généralement plus adaptée pour un projet principal avec un fort potentiel de croissance, mais aussi des investissements conséquents (outils, local, véhicule…).

Lexique des principales aides à la création d'entreprise

Voici quelques mots-clés à connaître si vous décidez de vous lancer dans la création d'entreprise :

  • L'ACRE (Aide aux Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise) : elle vous permet d'être exonéré·e de cotisations sociales pendant un an, avec des réductions progressives les années suivantes.
  • La CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) : vous en dépendez automatiquement si votre activité indépendante est commerciale ou de service (si elle est artisanale, vous relevez alors de la Chambre des métiers). Elle propose aussi différents types d'aides à la création d'entreprise sous forme de conseils, de diagnostics, d'ateliers ou encore de formations.
  • Les réseaux d'entrepreneurs et les incubateurs : certains réseaux d'entrepreneurs, comme Réseau Entreprendre, offrent du mentorat, un accompagnement personnalisé, et parfois même des prêts d'honneur à taux zéro pour aider à financer le lancement de votre entreprise.
  • Le microcrédit : d'un montant de 300 à 8000 euros selon les projets, il peut permettre de financer la création d'entreprise, particulièrement pour celles et ceux qui n'ont pas accès aux financements traditionnels. Pour en savoir plus sur son obtention, adressez-vous à l'organisme qui en à la charge dans votre région !

Conseils pour bien gérer son temps entre entreprise et emploi salarié

  1. Organisez rigoureusement votre emploi du temps : planifiez votre journée avec des créneaux horaires précis pour chaque activité.Utilisez un agenda simple, comme sur votre téléphone pour bloquer des moments dédiés
  2. Exemple : si vous développez un service de traiteur à côté de votre emploi, vous pourriez consacrer quelques heures le week-end à l'élaboration de votre menu et à l'achat des produits, et utiliser les soirées de semaine pour concocter et livrer vos repas.

  3. Prenez des pauses pour éviter l'épuisement : ne surchargez pas vos journées. Accordez-vous des pauses pour garder de l'énergie et éviter de vous éparpiller.
  4. Exemple : si vous enchaînez une mission de 8h à 16h et votre activité indépendante après, prévoyez un temps de pause suffisant pour déconnecter et vous reposer, avant de commencer la seconde.

Cumuler une activité salariée ou intérimaire avec la création d'une entreprise est une voie sécurisante pour se lancer dans l'entrepreneuriat sans risque de perte de revenus.
Que votre projet vise à compléter vos revenus ou à devenir votre activité principale, une bonne organisation, un projet clair et le soutien adéquat vous permettront d'atteindre vos objectifs !
Besoin d'une mission d'intérim en parallèle de votre activité ? Rendez-vous sur l'application Adecco & Moi !

Vous aimeriez créer votre propre entreprise, tout en conservant la sécurité d'un emploi ? Bonne nouvelle : c'est possible et parfaitement légal, à condition de respecter quelques règles. Règlementation, exemples pratiques et conseils, voici quelques clés pour démarrer votre activité indépendante et jongler entre ces deux mondes du travail.

Cumuler travail indépendant et emploi salarié ou intérimaire : que dit la loi ?

Contrairement au cumul de plusieurs activités salariées, limité à 48h par semaine et 10h par jour, il n'existe pas de limite horaire pour exercer une activité indépendante en parallèle d'un CDI, d'un CDD ou d'un emploi en intérim, qu'ils soient à temps partiel ou à temps complet : vous êtes libre de consacrer autant d'heures que vous le souhaitez à cette seconde activité. Et vous n'avez même pas à en informer votre employeur.

Cependant, votre activité ne peut pas être directement concurrente de celle des entreprises qui vous embauchent, eu égard au devoir de loyauté et de fidélité de tout·e salarié·e (article 1134 du Code du travail). Veillez aussi à vérifier votre contrat. Celui-ci peut prévoir :

  • une clause d'exclusivité : elle s'applique pendant la durée du contrat et ne peut concerner qu'une activité précisément définie (elle doit par ailleurs être indispensable à la protection des intérêts de l'entreprise, proportionnée au but recherché, et justifiée par la nature des tâches accomplies) ;
  • une clause de non-concurrence : celle-ci s'applique après la rupture du contrat, et doit là encore définir précisément l'activité concernée. De plus, cette clause doit être limitée à une zone géographique et à une durée.

Exemple : vous travaillez dans un restaurant et vous souhaitez lancer une activité de traiteur en parallèle ? Veillez à ce que votre activité ne soit pas directement concurrente (types de spécialités cuisinées, clientèle, zone de chalandise, etc.), et vérifiez les clauses d'exclusivité de votre contrat. En revanche, créer une activité secondaire de fabrication de bijoux artisanaux ne devrait théoriquement pas poser de problème.

Les pieds d'une personne face à plusieurs flèches, symboles de différents projets : salariat, intérim, création d'entreprise, etc.

Conseils pour créer son entreprise quand on travaille déjà

Cas n°1 : vous voulez remplacer votre emploi actuel

Si vous souhaitez, à terme, quitter votre emploi salarié pour vous lancer dans une activité indépendante, il est essentiel de bien préparer votre projet :

  • étudiez le marché pour comprendre la demande et les opportunités ;
  • analysez la concurrence pour trouver votre positionnement ;
  • anticipez les investissements nécessaires, comme les formations, le matériel, les certifications…

Pour consolider votre projet, pourquoi ne pas profiter d'un conseil en évolution professionnelle et/ou d'un bilan de compétences ?

Cas n°2 : vous souhaitez exercer ces deux activités en parallèle, pour profiter d'un complément de revenus

Si votre objectif est de compléter vos revenus, sans abandonner votre statut de salarié·e ou d'intérimaire, choisissez alors une activité facile à intégrer à votre emploi du temps (en utilisant par exemple vos périodes d'intermission).

Zoom sur les statuts d'activité indépendante

Parmi les plus simples pour lancer son entreprise :

  • La micro-entreprise (ou auto-entreprise) : idéale pour une activité complémentaire avec des formalités de création très simples, et peu de coûts fixes.
  • L'EURL ou SASU : généralement plus adaptée pour un projet principal avec un fort potentiel de croissance, mais aussi des investissements conséquents (outils, local, véhicule…).

Lexique des principales aides à la création d'entreprise

Voici quelques mots-clés à connaître si vous décidez de vous lancer dans la création d'entreprise :

  • L'ACRE (Aide aux Créateurs ou Repreneurs d'Entreprise) : elle vous permet d'être exonéré·e de cotisations sociales pendant un an, avec des réductions progressives les années suivantes.
  • La CCI (Chambre de Commerce et d'Industrie) : vous en dépendez automatiquement si votre activité indépendante est commerciale ou de service (si elle est artisanale, vous relevez alors de la Chambre des métiers). Elle propose aussi différents types d'aides à la création d'entreprise sous forme de conseils, de diagnostics, d'ateliers ou encore de formations.
  • Les réseaux d'entrepreneurs et les incubateurs : certains réseaux d'entrepreneurs, comme Réseau Entreprendre, offrent du mentorat, un accompagnement personnalisé, et parfois même des prêts d'honneur à taux zéro pour aider à financer le lancement de votre entreprise.
  • Le microcrédit : d'un montant de 300 à 8000 euros selon les projets, il peut permettre de financer la création d'entreprise, particulièrement pour celles et ceux qui n'ont pas accès aux financements traditionnels. Pour en savoir plus sur son obtention, adressez-vous à l'organisme qui en à la charge dans votre région !

Conseils pour bien gérer son temps entre entreprise et emploi salarié

  1. Organisez rigoureusement votre emploi du temps : planifiez votre journée avec des créneaux horaires précis pour chaque activité.Utilisez un agenda simple, comme sur votre téléphone pour bloquer des moments dédiés
  2. Exemple : si vous développez un service de traiteur à côté de votre emploi, vous pourriez consacrer quelques heures le week-end à l'élaboration de votre menu et à l'achat des produits, et utiliser les soirées de semaine pour concocter et livrer vos repas.

  3. Prenez des pauses pour éviter l'épuisement : ne surchargez pas vos journées. Accordez-vous des pauses pour garder de l'énergie et éviter de vous éparpiller.
  4. Exemple : si vous enchaînez une mission de 8h à 16h et votre activité indépendante après, prévoyez un temps de pause suffisant pour déconnecter et vous reposer, avant de commencer la seconde.

Cumuler une activité salariée ou intérimaire avec la création d'une entreprise est une voie sécurisante pour se lancer dans l'entrepreneuriat sans risque de perte de revenus.
Que votre projet vise à compléter vos revenus ou à devenir votre activité principale, une bonne organisation, un projet clair et le soutien adéquat vous permettront d'atteindre vos objectifs !
Besoin d'une mission d'intérim en parallèle de votre activité ? Rendez-vous sur l'application Adecco & Moi !